equipements apis-ouest

Et si on adoptait des abeilles… avec Apis-Ouest

Parce qu’il s’agit d’un sujet qui me tiens à cœur et qui est plus que d’actualité en ce moment, j’avais envie pour mon dernier article pour le collectif Les Petites Berniques de vous parler « Abeilles ».  Mais c’est aussi le prétexte pour vous parler d’une entreprise nazairienne Apis-Ouest, qui développe son activité sur Saint-Nazaire et ses alentours, en proposant diverses prestations apicoles et services à domicile pour les particuliers et les entreprises.

Pour ma part avant de découvrir la créatrice de cette entreprise, je ne savais même pas que cela était possible… je vous en dis plus tout de suite.

abeilles saint-nazaire

Photographie Julie Guyot

J’ai rencontré Julie, créatrice de l’entreprise Apis-Ouest, l’année dernière lors de l’événement Edible Street installé au sein du festival Les Escales à Saint-Nazaire. J’y étais pour parler Zéro Déchet et Julie y était avec ses ruches. Lorsque Julie m’a parlé de son entreprise, j’ai trouvé ça génial. Je ne pensais même que quelqu’un pouvait venir installer des ruches chez des particuliers et encore moins dans des entreprises, dans des parcs, ou sur le toit d’une Mairies par exemple. L’activité de Julie est tellement intrigante et passionnante à mes yeux, que j’avais vraiment envie d’en savoir plus et de pousser ma curiosité pour en apprendre d’avantage. Se sera donc sous forme d’interview que se déroulera cet article, car je n’ai pas voulu reprendre et reformuler ses réponses, tellement ses mots étaient justes et sincères. Je vous préviens pour mon dernier article j’ai mis le paquet, la lecture sera riche, passionnante et intéressante, vous arriverez à la fin de l’article sans vous en rendre compte,  tellement les mots de Julie vous envouteront.
Bon posez-vous tranquillement quand même, c’est un chouilla long …

apisouest

Photographie Julie Guyot

Quand as-tu créé Apis-Ouest? J’ai créé APIS-OUEST en été 2013, avant la naissance de ma fille. L’idée a germé pendant la grossesse, cela a infusé gentiment et un soir j’ai tout lancé, écriture, logo, nom déposé à l’INPI, grandes lignes des prestations proposées. Mon compagnon Robin était évidemment à mes côtés pour me soutenir dans les choix et me donner confiance, et il est parfois avec moi pour les temps forts : une installation, une extraction, car cela demande des bras en plus!!

Comment est arrivé ce projet, tu étais déjà amoureuse des abeilles, qu’est ce qui a été l’élément déclencheur pour sauter le pas et entreprendre? Je m’intéressais à tout ce qui m’entourait dans la nature : plantes, insectes, faune, flore, espèces endémiques et autres. Mon rêve était d’être océanographe, mais avec le système scolaire j’ai vite abandonné mon rêve. Mais j’ai toujours voulu être dehors, si je peux travailler en lien avec la nature, avec du vivant, ce n’est plus un travail mais un plaisir. Quand j’ai rencontré Robin,  nous avons directement pris des ruches, acheté des essaims et récupéré des essaims sauvages, c’était une évidence. On était des vrais mordus.

Ce qui a été l’élément déclencheur, ça a été ma grossesse je crois, cette énergie que j’avais à revendre, cette niaque, cette rage positive, de faire et créer quelque chose dont je pourrai être fière, dont mon enfant aussi pourrait se saisir et apprendre. Il y a aussi quelque chose de la transmission, pouvoir travailler en faisant quelque chose de juste, d’utile, porteur de sens, se retrouver dedans, être en accord avec soi.  Donc je ne comptais pas attendre. Je n’ai pas réussi à travailler dans ma branche d’études (Master de Psychologie Clinique) j’avais besoin de rebondir, de créer quelque chose, de mettre en forme concrètement quelque chose qui me galvanisait. Et surtout être en contact avec l’autre, partager, partager, partager… donner, rencontrer des personnes différentes à chaque fois, différents milieux et c’est ce qu’il se passe avec Apis-Ouest. Je rencontre des personnes tellement différentes, jamais cela ne me serait arrivé si j’étais restée dans ma zone de confort, à attendre.

apisouest ruches

Photographie Julie Guyot

Tu as, avec ton conjoint d’autres passions, pourquoi travailler avec les abeilles? Avec Robin on se connaît depuis longtemps, on faisait partie d’un même cercle d’amis, avec des loisirs et passions communes, la mer, la glisse, (surf, plongée, voyages…) mais tous les deux on a grandi chacun de notre côté avec aussi plein de points communs : la passion pour la nature, la vie des insectes, la faune, la découverte des continents, (Robin rêvait d’aller en Afrique, d’être chercheur d’or dans des paysages de fou et moi de partir en mer suivre des baleines sur toutes les mers du globe ou être éthologue…). On a plongé tous les deux en étant ensemble dans les abeilles, les découvrir, apprendre à les connaître chaque fois davantage, on a chopé le virus, on a eu la fièvre, et plus tu ouvres des ruches, plus tu es accroc. On a découvert un univers tellement fascinant et complexe. Nous ne sommes jamais à bout de surprises avec les abeilles, ni même la communauté scientifique d’ailleurs.

cadre abeilles

Photographie Julie Guyot

Avez-vous toujours été sensible à l’environnement, où est-ce qu’un voyage, un événement ou autre vous en à fait prendre conscience? On a toujours été sensible, sans avoir eu chacun des parents foncièrement écolo ou militants, mais on a été élevés dans le respect de notre environnement, de la vie, avec des modes de vie sains, des parents chacun de notre côté qui nous ont inculqué des valeurs simples, jamais de gaspillage, le goût des bons produits, du bon sens en somme, rien d’exceptionnel à mon sens finalement. Et je pense qu’en grandissant, ce sont nos tendances à chacun qui nous ont conduit vers ces passions proches de la nature, l’extérieur, le vivant, et de fil en aiguille, les rencontres, les hasards dont on se saisit et ce qui fait sens, se met un jour au travers de ta route, et tu laisses cela infuser et s’imprégner en toi..
Comme dirait une amie, ce sont les belles synchronicités de la vie, qui font que tu es là à faire ça aujourd’hui. Les voyages c’est sûr cela te forge, je me rappelle avoir été plusieurs fois choquée par la pratique irresponsable de personnes dans certains pays. En devenant adulte, tu te rends compte que ton pays non plus n’est pas exempt de sales pratiques et ça révolte. Les documentaires sur l’avenir de notre planète et l’état de la biodiversité mondiale et chiffres actuels sont alarmants et cela présage des paysages dantesques, c’est glaçant de s’imaginer réellement tout cela mis bout à bout. Rester optimiste en ayant conscience de ça est déjà un acte militant! Il faut se battre et trouver des alternatives, il y en a, il y a des solutions, beaucoup ont fait leurs preuves. Les gouvernements doivent s’en inspirer et écouter pour changer.

cadre abeille

Photographie Julie Guyot

Quel accueil a eu ton projet auprès des entreprises? Des particuliers? Des acteurs locaux? Très honnêtement plutôt bon. On m’a toujours contacté par le bouche à oreilles. Le premier contrat que nous avons signé, était une enseigne qui faisait partie d’un gros groupes de magasins, donc le patron en a parlé aux autres, et cela a bien sûr dépassé le cadre de cette société puisque d’autres entreprises qui n’avaient absolument rien à voir avec ce groupe ont été intéressées. Je suis même allée jusqu’à Quimper pour un rendez vous d’étude de faisabilité d’implantation de ruches, mais c’est quand même loin, on ne peut pas être très réactif sur le rucher en cas de soucis, ou juste pour contrôler rapidement.. Il faut dire que dans le coin, à part une très grosse association à Nantes, qui proposait des installations de ruches sur sites, Apis-Ouest était la seule entreprise dans le coin à proposer cela.

ruches kenyanes apiouest

Vous-êtes vous formés? Si oui, quel parcours? On s’est inscrit dans une association, on a passé pas mal de week-ends à faire de l’apiculture, à apprendre tous les deux. Nous avons eu la chance de suivre aussi un apiculteur producteur qu’on a suivi et aidé dans certaines récoltes, on s’est rendu compte de l’intensité de ce travail et de sa rudesse également mais le plaisir n’en était que plus puissant et la fièvre ne nous a plus jamais quittée!

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Photographie Julie Guyot

Êtes-vous précurseur dans le domaine, ou il y a t-il d’autres entreprises similaire dans la région et France? Non, nous ne sommes pas du tout précurseurs, je me suis inspirée de ce qui existait sur Paris, je trouvais cela tellement fou et génial. De l’apiculture urbaine!! la vraie place de l’abeille est en campagne bien évidemment, enfin c’est ce que je pensais encore il y a peu, mais maintenant c’est une espèce tellement fragile, en danger et malheureusement dépendante de l’homme, ce qui est complètement paradoxal puisqu’elle est en danger à cause de l’homme également (pesticides, produits phytosanitaires, monoculture, agriculture intensive, eaux polluées, importation d’espèces étrangères (cf Frelons asiatiques) (cf parasites des abeilles ) tout cela concourt à leur fragilisation , la progressive et inexorable chute de leur système immunitaire et l’apiculteur (quand il est en production, mais même en amateur) doit traiter ses colonies, leur apporter des compléments alimentaires, les nourrir au sirop pour aider, pour l’hivernage ou stimuler la ponte de la reine au début du printemps, etc… Tout ce dont les anciens apiculteurs se passaient avant. Et surtout, j’ai envie de dire, les abeilles vivant en milieu naturel (hors ruche de l’homme) se passaient très bien avant!! Donc finalement je pense que sa place est partout. Il faut qu’il y en ait partout, pour leur assurer un maximum de chance de se multiplier, de se diviser, car oui les essaimages sont leur moyen naturel et inné pour se diviser, donc multiplier les colonies. Mais bon en production et même beaucoup d’amateurs veulent absolument enrayer les essaimages à tout prix (car quand une ruche essaime, cela retarde une éventuelle production de miel). La preuve une race d’abeille a été créée il y a des années ( XXeme siècle, par un moine) un croisement entre différentes races d’abeilles, pour obtenir une abeille peu essaimeuse, et productive.

Il y a ce genre d’entreprises/associations partout maintenant dans le monde, dans les capitales européennes, je m’en suis rendue compte en voyageant, mais aussi outre atlantique, on est allés à New York aussi pour rencontrer les apiculteurs urbains de la grosse pomme!

ruches en entreprise

Photographie Julie Guyot

ruche en entreprise apisouest

Photographie Julie Guyot

extraction miel en magasin

Photographie Julie Guyot

desoperculateur apisouest

Photographie Julie Guyot

Tes équipements ? Combinaison d’apiculture, gants, enfumoir, lève cadres, paille/journal/herbe (pour mon enfumoir), (mes Docs Marteens de quand j’étais lycéenne qui me servent pour travailler, toujours! lol) une boussole (pour repérer le meilleur emplacement d’une ruche avant installation) carnet et crayon pour ma prise de notes (suivi du rucher lors de chaque visite).

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cadre cire apisouest

Photographie Julie Guyot

Quelle est ta clientèle? Les entreprises représentent une grande partie de ma clientèle. Je travaille avec quelques particuliers, chacun fonctionnant différemment, pour l’un c’est un suivi intégral, nous faisons toutes les visites, pour un autre c’est du conseil, juste une aide pour l’installation et après il gère tout seul ou souhaite revoir une fois avec nous quand il n’est pas sûr. Mais le particulier en général nous demande plus des conseils et se lance plus tard, l’idée germe, ils ont envie mais il leur faut du temps, c’est une autre démarche.

rucher apisouest

As-tu démarché la mairie de Saint-Nazaire? Si oui qu’elle a été leur retour ? Non pas directement. J’avais laissé mes coordonnées à une personne travaillant à la mairie, mais je n’ai jamais démarché.
Avec le bouche à oreilles certains sites, ont entendu parler d’Apis-Ouest et j’ai eu pas mal de contacts, je suis ravie. Après rien n’est encore acté ou clairement engagé pour certains, mais les envies sont là, les initiatives d’implantation de ruches fleurissent, du moins la prise d’infos au préalable et je vais en installer sur un site appartenant à la ville de Saint-Nazaire prochainement.

J’aimerai vraiment travailler avec la ville de Saint Nazaire, les possibilités sont énormes, le terrain de jeu assez vaste et pour les abeilles avec la diversité florale qu’il y a, le parc paysager et ses différentes essences d’arbres, les floraisons qui s’échelonnent au fil des saisons, ( les tilleuls en pagaille) aucun produit phyto par les espaces verts, c’est très réjouissant et promet si toutes les conditions sont réunies de belles ruches et récoltes intéressantes. Je souhaite aussi travailler avec eux pour tous les projets pédagogiques, en lien avec les établissements scolaires. Car j’interviens dans les écoles, au sein des classes pour sensibiliser les élèves à la cause de l’abeille, cet insecte encore méconnu pour beaucoup d’entre eux, mais aussi des adultes, et confondu avec d’autres insectes (guêpes, frelons etc..) parler de l’apiculture, sensibiliser les jeunes sur la nécessité de préserver notre environnement, l’importance de la biodiversité, la pollinisation, etc…

Je m’adapte au public, âge, capacités, j’ai une mallette pédagogique, un tas d’outils pour illustrer mes propos, rendre cela ludique, accessible et bien entendu il y a des dégustations de miel!) Je peux intervenir dans les classes de PS au CM2. Je suis déjà intervenue dans des écoles et j’ai littéralement adoré, l’accueil de tous ces enfants à mon égard m’a sincèrement touchée et motivée pour perdurer et développer mes actions en ce sens. Aller à leur rencontre, partager avec eux cet univers et tout ce que ça englobe (environnement, sauvegarde, flore, biodiversité..etc).

Je propose aussi des ateliers (création de bombes à graines, pour fleurir des espaces urbains ou terrains en friche par exemple avec des graines de fleurs utiles aux pollinisateurs ; création d’hôtels à insectes ; repérer les insectes pollinisateurs etc…

abeilles apisouest

Photographie Julie Guyot

De nouveaux partenaires?
Le Collège Anita Conti de saint nazaire, chez qui j’ai installé 2 ruches! Ce qui est top c’est que lorsque je visite, les élèves peuvent m’observer de leur couloir en sortant de cours, ou même de certaines classes. Là aussi l’envie de sensibiliser le public d’élèves et de s’engager est très prégnant et important pour la direction de cet établissement, c’est une personne en particulier dans ce collège, qui a porté ce projet et eu l’envie d’installer des ruches depuis quelques années déjà. Elle m’avait contacté il y a déjà 4 ans, mais il fallait se laisser le temps de la réflexion et attendre les accords, faire avec les lourdeurs administratives académiques etc… Mais voilà, les ruches sont finalement bien sur le site depuis peu pour le plus grand plaisir de l’équipe comme pour moi!
La Marie de Trignac à renouvelé sont partenariat.
Et p
our les autres, je n’en dis pas plus, mais des partenariats intéressants vont voir le jour d’ici peu.

Vos projets ?
– Apis-Ouest ce n’est pas que des installations de ruches et animations pédagogiques, il y a aussi un objet que nous avons inventé et commercialisons. Cette fois ci c’est le fait de Robin. Il a planché sur un prototype pendant plusieurs mois, et a créé une innovation pour permettre de récupérer facilement et rapidement des essaims sauvages ayant déjà bâti (donc récupérer des rayons de cire). Le nom de cette innovation brevetée c’est l’Agrafe d’Apis-Ouest. voir sur YouTube les vidéos, ( youtube/apisouest) car elle permet aussi de transvaser des cadres de ruche format Dadant vers une ruche format Warré et inversement.

agraffes apisouest

Photographie Julie Guyot

– Voir se concrétiser le gros projet sur lequel un collectif travaille ( dont je fais partie) pour végétaliser le toit de la base sous marine, ce sera un lieu expérimental, rassemblant différents acteurs locaux se creusant la tête pour proposer des alternatives et des solutions de transition écologique pour leur ville, en faire un véritable parc urbain maraîcher, tout en permettant au public d’y accéder, de se l’approprier, et permettre de donner lieu à de belles rencontres culturelles et artistiques dans ce nouvel espace. Donc il y aura évidemment des ruches, voilà la partie où j’interviens principalement pour ce type de projet fou et ambitieux qui me donne des paillettes dans les yeux. C’est la continuité de la proposition des Escales et de Cédric Derouin, JardiCompost, avec « Edible Street » présenté lors du dernier festival en juillet 2017.

edible street apisouest

Photographie Julie Guyot

edible street ruches

Photographie Julie Guyot

– Développer mes partenariats avec davantage d’écoles, intervenir dans les classes.

– Commencer à monter un petit cheptel de ruches, plus important pour entrer en production, en développant à petite échelle, pas de l’apiculture intensive. Je veux prendre le temps sur mon rucher, privilégier l’environnement proche pour garantir et satisfaire au mieux les abeilles plutôt que de miser sur une grosse quantité de ruches. Je pense rester sur mon secteur : Saint Nazaire. Quand j’aurai une idée plus précise de l’endroit je pense lancer une campagne de crowfounding car j’ai en tête d’avoir un lieu de travail où je pourrai recevoir du public, à part du rucher, pour y proposer des animations pédagogiques, des ateliers, des initiations etc… J’ai tout un projet en tête, mais qui mêle d’autres domaines également, mais pour le moment, chut… Valoriser le miel dans des points de vente comme l’espace sur le toit de la base sous marine par exemple, circuits courts, paniers locaux, épicerie coopérative etc…

– Développer les hôtels à insectes en milieu urbain, mais sous une autre forme que ce que l’on voit partout, pour favoriser au maximum et développer la pollinisation en ville et autres milieux (urbains, rural) et participer à la préservation de la biodiversité.

– Travailler en relation avec d’autres partenaires, dans des tiers lieux et autres projets où le collectif est pensé comme une force, un atout.

– Et si je fais tout cela c’est déjà pas mal…!

 ruchers apisouest

Ton coup de gueule pour la sauvegarde des abeilles?

L’abeille n’avait au départ pas besoin de l’homme pour vivre, survivre, maintenant avec nos pratiques, nous avons complètement bafoué son droit à la vie, sa vie simple, paisible en pleine nature, exempt de produits, de merde, de parasites et de prédateurs non endémiques à son environnement.

À nous de tout faire, de tout tenter pour rétablir cet ordre là, si cela est encore possible ou du moins enrayer cette folle course à la rentabilité, au profit, aux marchés juteux et crapuleux avec les grosses entreprises Monsanto , Bayer et Cie qui font leur loi et nos figures politiques qui courbent l’échine et ne se dressent pas pour défendre ce droit, ce droit à la vie, ce droit de protéger ses enfants, la population de ces poisons déversés sur les récoltes, imprégnant les sols, les terres, nous tuant à petit feu, nos âmes agonisant, étouffant devant tant de stupidité. Simplement en votant, en faisant entendre leur voix, proposant des alternatives simples, que des citoyens ont déjà élaboré et testé et validé.

Les conditions climatiques sont déjà tellement dures à endurer dans certaines régions, les sorties d’hiver sont parfois catastrophiques pour certains apiculteurs, à cela s’ajoutent les parasites, qui affaiblissent les colonies, le frelon asiatique qui (arrivé accidentellement) cause la perte de milliers d’abeilles et peut décimer des colonies entières d’abeilles, occasionnant un stress immense pour elles, ( car elles ne produisent même plus de miel pour elles) alors si en plus aucune loi, aucune interdiction n’entre en vigueur pour stopper définitivement l’utilisation des produits chimiques, les néonicotinoïdes et glyphosate on ira droit dans le mur, ce n’est plus si loin que cela. La génération qui suit, nos enfants vont en payer le lourd tribut et les conséquences désastreuses.
Comme l’a justement dit Pierre Rhabi, « le système donne trop peu d’importance à l’indispensable ».

ruches abeilles apisouest

Photographie Julie Guyot

 

Voilà, j’espère que vous aurez été aussi ravie que moi de découvrir le travail de Julie, qui est plus que passionnée par ce qu’elle fait et par les abeilles. Si vous avez l’occasion de la croiser sur ses expositions dans les magasins ou autres, arrêtez-vous. La mise en scène est travaillée, son regard différent, moderne, ludique et pédagogique donne juste envie de s’approcher, s’intéresser et d’en savoir plus. Et pourquoi pas, enfiler une combinaison de protection pour partir à la découverte du monde des abeilles et s’immerger totalement.

expo apisouest

Photographie Julie Guyot

exposition apis ouest

Photographie Julie Guyot

exposition apisouest

Photographie Julie Guyot

 

Avis à la Mairie de Saint-Nazaire, qui possède un toit plus qu’appréciable pour accueillir une belle colonie de ruches ???

Pour nous, le rendez-vous est pris avec Apis Ouest, on installe une ruche dans notre nouveau chez nous très bientôt. Et vous, ça vous tente ?

APIS-OUEST (Julie GUYOT)
apisouest@gmail.com
06 58 90 73 79

Vous pouvez suivre l’actualité d’Apis-Ouest sur Facebook , Instagram et Twitter.

abeille apisouest

Photographie Julie Guyot

 

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A propos de l'auteur

Amandine de Mum à contre courant

Bernique écolo zéro déchet du blog Mum à Contre Courant

  1. Agnès

    Beau sujet qui comme souvent coincide à mes pensees du moment. Je voulais installer une ruche dans mon jardin….sans rien connaître à l apiculture. Je vais donc contacter Julie. Merci Amandine.

  2. Bonjour Agnès, ravie que cet article vous plaise. Belle rencontre avec vos abeilles alors, et avec Julie.Vous allez adorer.

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